Après avoir erré longtemps dans la brousse, il atteint un village où se dresse une potence: "Dieu soit loué, me voilà en pays civilisé !"

- Jonathan Swift

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lundi 22 juin 2015

Regard sur la tuerie de Charleston




La tuerie commise le 19 juin dans une église noire de Charleston, en Caroline du Sud, a bouleversé au-delà des Etats-Unis. L’assassinat d’une dizaine de personnes, réunies pour une étude biblique, ces lectures du soir en communauté au sein des paroisses protestantes, fait frémir par sa symbolique.

Le lieu de la Parole de vie a été souillé par l’irruption brutale de la mort. A la confiance d’un pasteur ouvrant la porte à un inconnu, a répondu l’ignominie d’un tueur, que les médias insistent pour qu’il soit qualifié de « terroriste ». Ce qui est assez contestable : l’universitaire américain Bruce Hoffman, qui a théorisé le terrorisme contemporain, affirme que cette forme de violence politique se reconnaît quand elle est rattachée à une organisation idéologique. A Charleston, Dylan Roof était seul. Il ne se revendiquait pas du Ku Klux Klan – lequel est aujourd’hui un groupuscule marginal, pourtant très médiatisé. Le tueur isolé Dylan Roof ne peut de toute évidence pas être mis dans le même sac que les djihadistes, ce qui est peut-être l’objectif implicite, de présenter à l’opinion un supermarché du terrorisme, dans lequel la mouvance raciste américaine serait aussi menaçante que l’Etat islamique.

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