Après avoir erré longtemps dans la brousse, il atteint un village où se dresse une potence: "Dieu soit loué, me voilà en pays civilisé !"

- Jonathan Swift

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jeudi 13 août 2015

Entre Tel Aviv sur Seine et Gaza Plage.

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pierre Jova revient sur la polémique Tel Aviv sur Seine: si celle-ci lui apparaît stérile, il rappelle les véritables enjeux du conflit israélo-palestinien.

Faut-il qu'il ne se passe rien dans le monde pour se passionner au sujet de «Tel-Aviv sur Seine»? Ce jumelage organisé par la Mairie de Paris, dans le cadre de l'opération de divertissement officiel «Paris-Plages», ne méritait à première vue qu'un haussement d'épaules. D'ailleurs, Tel-Aviv ressemble à certains égards à la capitale française: c'est une «bulle» déconnectée du reste de son pays, Israël, artiste et branchée, où il fait bon vivre, et où la légèreté des moeurs côtoie la liberté d'esprit. C'est également un bastion fortifié de la gauche, laïque et gay-friendly.


Mais la fête prévue par la Mairie de Paris a été gâchée. La nébuleuse pro-palestinienne s'est empressée de réclamer l'annulation de l'événement, réactivant un duel devenu familier en France, contre les avocats d'Israël. Les deux camps ont la petitesse en partage, et empêchent toute nuance d'éclore. Il y a de quoi désespérer de ce jeu de rôles.

Oui, l'agression et le boycott de la moindre initiative mêlant des Israéliens, est grotesque, comme si toute une nation était frappée du sceau de l'infamie. Après Tel-Aviv sur Seine, qu'interdire? Asaf Avidan? Les Voca People? Les oranges de Jaffa?

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